dimanche 30 octobre 2011

Puerto Plata

Ayant décidé de passer un dimanche hors de Santiago pour découvrir un autre coin de la République Dominicaine, c'est en direction de Puerto Plata que nous sommes parties pour une journée entre filles. Notre glorieuse équipe était constituée de Gaëlle et moi qui suivions aveuglément nos gentilles organisatrices Walâya et Morgane.

Cette journée a été très riche en actions, sensations, découvertes et vaut à elle seule plusieurs articles que je me décide enfin à écrire.

Commençons par la ville elle-même : Puerto Plata se trouve sur la côte nord, à plus ou moins 2h de Santiago, selon que la guagua roule vite ou très vite.

Le centre de Puerto Plata est très mignon, bien propre sur lui mais ne présente pas de grande originalité. Architecture coloniale traditionnelle de la RD, une place centrale avec quelques arbres, des bancs, des statues,  un beau kiosque qui est devenu le symbole de la ville, le tout entouré de belles maisons fraichement repeintes.




Si le centre n'a rien d'extraordinaire, c'est parce que l'intérêt est ailleurs, un peu plus dans les terres.
A peine arrivé à la gare routière, on ne peut s'empêcher de lever les yeux : 793 mètres au-dessus de la ville s'élève le Pico Isabel de Torres, au sommet duquel on arrive par un téléphérique.

Nous nous mettons en route vers cette hauteur dans le but d'y profiter de la vue sur la ville, la côte et l'énorme port (le deuxième du pays et un des plus anciens du nouveau monde).

Comme rien ne se passe jamais comme prévu lors d'un voyage, nous découvrons à notre arrivée au pied du téléphérique que celui-ci est fermé pour travaux. Quelques motos sont là et les gars nous proposent de nous conduire en haut, de nous attendre pendant que nous nous promenons puis de nous reconduire en ville, le tout pour un prix ridiculement cher. Moult marchandages plus tard, nous obtenons un tarif correct et chacune de nous monte sur son destrier.

S'ensuit une course poursuite effrénée en montagne, nos quatre chauffeurs étant ravis d'avoir de jeunes étrangères à épater. La montée est raide, les motos donnent tout ce qu'elles peuvent.


Pour compenser leurs enfantillages, nous devons faire une pause à l'ombre afin de laisser refroidir les moteurs qui arrivent à la limite de leurs capacités.
C'est le moment pour nous de regarder le paysage et d'admirer la verdure qui nous entoure. Cela m'avait marquée depuis l'avion déjà : la RD est pays extrêmement vert, grâce aux pluies qui l'arrosent régulièrement. Jugez plutôt :



Une fois en haut du Pico Isabel de Torres, nous admirons la vue, impressionnante malgré la brume. Ville, plage et cargos, tout est bien organisé et fascinant. 

Nous fuyons la chaleur en direction du jardin botanique qui n'est pas bien grand mais très agréable : calme, désert, ombragé et plein de plantes inconnues, nous finissons par y renifler un délicieux fumet de barbecue. L'air de rien, nous suivons notre odorat et passons discrètement devant la cabane où quelques personnes se préparent un fort sympathique frichti. Et là, surprise : nos quatre motards sont de la partie et nous proposent de partager leur repas avant de redescendre. Vendu !

Définitivement, le téléphérique n'a aucun intérêt. Il FAUT monter au sommet par la route : le trajet dure plus longtemps, est beaucoup plus beau et sans doute moins risqué (le téléphérique est vieux et en très mauvais état malgré des travaux fréquents). Certes le soleil tape fort, le dos brûle un peu et la soif se fait vite sentir, mais le Pico se mérite et on oublie tout ça à la seconde où on arrive.

Sur la route du retour, nos motards préférés s'arrêtent au milieu de nulle part pour se rafraichir d'une, deux, quelques bières et jouer aux dominos, le sport national, ce qui fera l'objet d'un autre article, comme la statue du Christ qui surplombe le Pico Isabel et la plage de Costambar où nous avons fini la journée.


Continuará...

1 commentaires:

  1. Merci pour cet article qui, le temps d'une lecture, nous emmène un peu en vacances nous aussi...

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